Rencontre avec Cécilia Le Viol, conceptrice-paysagiste

19 mai 2026

Arrivée le 1er avril en tant que conceptrice-paysagiste, Cécila Le Viol a déjà signé plusieurs contrats. Un démarrage prometteur, qui donne envie d’en savoir plus. Rencontre en trois questions.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de rejoindre Le Jardin Moderne ?

Plusieurs raisons. Avant de rejoindre Le Jardin Moderne, j’occupais un poste qui m’a permis de faire mes premiers pas en conception paysagère, mais il me manquait une dimension essentielle : la créativité. En découvrant l’offre du Jardin Moderne, j’ai tout de suite senti que je pourrais pleinement l’exprimer ici. La rencontre avec Sébastien Coudrin et Mickaël Tessier a confirmé cette intuition. Et puis, il y a aussi le cadre : travailler à Rueil, sur les bords de Seine, c’est forcément inspirant.

Avec un mois de recul, qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

La gestion des projets de A à Z. Chaque phase a son intérêt. Il y a d’abord la rencontre avec les clients : comprendre leurs envies, leurs usages, parfois même les emmener ailleurs que ce qu’ils avaient initialement imaginé. En sortant de ces premiers rendez-vous, les idées fusent. Je m’efforce de les noter sur le vif car elles deviennent les lignes directrices du projet à venir.

Viennent ensuite deux phases qui avancent en parallèle : le devis et la réflexion dessinée. L’un structure la dimension technique et la faisabilité du projet ; l’autre en révèle l’âme à travers des intentions et des partis pris. C’est à ce moment-là que naissent les croquis, puis les plans à l’échelle, qui permettent d’affiner peu à peu la réflexion. J’imagine, puis je visualise les volumes, les formes et les matières. Ce qui m’anime profondément, c’est de voir l’imagination prendre forme.

Une fois le projet validé, place à la préparation du chantier. C’est une autre dynamique, plus collective : échanges avec les fournisseurs, coordination avec les équipes, ajustements avec le client. Et puis il y a le terrain. Le moment où tout prend forme. On positionne les plantes, on ajuste l’architecture avec le client, on s’adapte parce que le vivant réserve toujours des surprises. Tout au long du chantier, c’est un dialogue constant entre les équipes créatives, techniques et les clients pour harmoniser nos pratiques et nos intentions. On s’appuie les uns sur les autres.

Qu’est-ce que tu découvres aujourd’hui et qui te surprend ?

L’intensité du poste. Il y a une vraie adrénaline. Au Jardin Moderne, je signe les devis en direct avec les particuliers et ça change beaucoup de choses. Il y a toujours ce moment où l’on se demande si l’on est juste. Trouver l’équilibre entre les attentes du client et les exigences de l’entreprise n’est pas évident. Il faut réussir à faire le part des choses entre la réalité (budget, contraintes techniques, environnement) et le rêve.